106 jours : les carnets d'Alice Azevedo
Avec ses camarades de la classe de CM2 de l'école Kellermann de Bagneux, Alice, onze ans, va vivre la plus stupéfiante et tragique des aventures.
Un matin, on les conduit à Orly et on les embarque dans un mystérieux « avion présidentiel ». Une heure plus tard, ils débarquent dans un abri antiatomique, quelque part dans le centre de la France. Une nouvelle guerre mondiale a été déclenchée, plus destructrice et meurtrière que toutes les guerres antérieures. Le gouvernement a décidé de « sauver de la catastrophe entre 20 et 30 enfants choisis au hasard ». C'est tombé sur la classe d'Alice.
À l'insu de ses camarades, elle tient le journal des événements pendant 106 jours, du 4 février au 19 mai 2048, sur sept carnets. Tout y est documenté : la compréhension progressive de leur situation, la vie collective dans l'abri en l'absence d'adultes et de toute forme d'autorité, les conflits, la tentative de cinq des enfants - dont Alice - pour connaître à nouveau la vie à l'air libre... et affronter d'autres situations imprévues.
106 jours impressionne par son originalité et sa justesse de ton. C'est un éloge de la nécessité de l'écriture, lorsque tout semble perdu.
On a pris sur la droite un chemin de terre qui doit mener à des champs, on a roulé sur peut-être un quart de kilomètre, même si des gens passent sur la route ils ne nous verront pas. Il ne fait pas encore nuit mais il fait très froid, on est tous les cinq habillés comme des cosmonautes, c'est pas commode pour écrire, mais bon.